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DMZ, virtualisation et cloud

CCST CybersecurityConcepts de sécurité réseau

DMZ, virtualisation et cloud

Définition

Ces architectures organisent où vivent les services et qui contrôle leur sécurité. La DMZ place les services publics dans une zone intermédiaire, la virtualisation fait cohabiter plusieurs systèmes sur un même matériel, et le cloud déplace des charges de travail chez un fournisseur. Chacune modifie le périmètre de confiance et les responsabilités.

DMZ

La DMZ (zone démilitarisée) est un segment réseau situé entre le pare-feu externe et le pare-feu interne. Elle héberge les services qui doivent être accessibles depuis Internet : serveur web, messagerie, VPN d'accès distant. Les règles autorisent Internet vers la DMZ sur des ports précis, mais jamais la DMZ vers le réseau interne sans contrôle. Un serveur public compromis reste isolé des postes.

Exemple concret : une entreprise publie son site sur un serveur en DMZ. Le pare-feu ouvre les ports 80 et 443 depuis Internet vers ce serveur uniquement. Le serveur ne peut pas initier de connexion vers les postes internes, une règle par défaut refuse ce trafic.

Virtualisation

Un hyperviseur exécute plusieurs machines virtuelles (VM) sur un même serveur physique. Chaque VM possède son propre système et ses propres ressources, isolées par l'hyperviseur. Un compromis dans une VM ne donne pas accès aux autres. L'isolation entre VM et entre locataires (tenants) est un point de contrôle central : une faille d'isolation compromettrait toutes les machines du même hôte.

Cloud et responsabilité partagée

Le cloud propose trois niveaux de service. IaaS fournit l'infrastructure (machines, stockage, réseau), PaaS ajoute la plateforme d'exécution, SaaS fournit l'application complète. Dans tous les cas, le fournisseur sécurise l'infrastructure physique et les locataires sécurisent leurs données et leurs accès. C'est le modèle de responsabilité partagée : plus le service est haut niveau, moins le client gère, mais il reste responsable de ses données, de ses comptes et de ses configurations.

Exemple concret : avec un SaaS de messagerie, le fournisseur gère les serveurs et les mises à jour, mais l'entreprise doit activer l'authentification multifacteur et contrôler qui a accès aux boîtes. Une boîte sans MFA se compromet même si l'infrastructure du fournisseur est saine.