Histoire et amélioration continue
Définition
Six Sigma est né chez Motorola en 1986, sous l'impulsion de Bill Smith, ingénieur qualité. L'entreprise cherchait à réduire les défauts électroniques et a formalisé l'objectif de 3,4 DPMO. Jack Welch a généralisé la démarche chez General Electric à partir de 1995, où elle est devenue un standard de management.
Les racines avant Motorola
L'amélioration continue ne commence pas en 1986. Walter Shewhart a posé les bases du contrôle statistique dans les années 1920. W. Edwards Deming a popularisé le cycle PDCA (Plan, Do, Check, Act) et la statistique dans l'industrie japonaise après 1950. Kaoru Ishikawa a apporté les diagrammes de causes et effets. Taiichi Ohno a construit le Toyota Production System, source du Lean.
Motorola, l'acte de naissance
Bill Smith constate que des produits sans défaut au test final échouent encore sur le terrain. Il relie ces pannes à la variation des procédés de fabrication. Motorola lance alors sa stratégie Six Sigma en 1986. Le nom et la cible de 3,4 DPMO viennent de cette période.
Jack Welch et General Electric
En 1995, Jack Welch fait de Six Sigma une priorité stratégique chez GE. Chaque manager suit une formation, et les projets sont liés au budget. GE annonce plusieurs milliards de dollars d'économies en quelques années. Cette adoption a transformé Six Sigma en phénomène mondial.
Le Lean et le Six Sigma se rejoignent
Le Lean chasse les gaspillages, Six Sigma réduit la variation. Les deux approches se complètent : un processus lent et variable a besoin des deux. Le Lean Six Sigma combine donc les outils des deux traditions dans le cycle DMAIC.
Exemple concret
Une usine d'électronique grand public adopte Six Sigma après Motorola. Elle mesure ses défauts de soudure, trouve les causes principales, corrige le procédé et passe de 40 000 DPMO à 3 000 DPMO en 18 mois. Les gains financent les projets suivants.